Elles annoncent, le plus souvent, un mariage à venir. Zoom sur une tradition, parfois considérée comme désuète, qui regagne du terrain dans les cœurs des amoureux qui désirent ardemment s’engager.

S’engager mais rester libre. Cela peut sembler paradoxale. Pourtant, si les fiançailles sont la promesse mutuelle d’une union entre deux êtres attachés l’un à l’autre, n’ayant aucune valeur juridique, elles peuvent être rompues par l’une ou l’autre des parties. L’objectif n’est, bien sûr, pas ce dernier ! Mais bien de montrer son engagement sentimental, de façon officielle et (plus ou moins) publique, ainsi que sa volonté de prendre le temps de construire ce qu’il faut pour permettre une transition sereine entre la vie de couple et la vie maritale future. Un moment privilégié pour le couple dont il aurait tort, pour le coup, de se priver...
Du Moyen-Âge au glamour
Cette période pré-mariage était, cependant, quelque peu tombée dans l’oubli. Et de fait, la coutume, religieuse le plus souvent, la rendait obligatoire (et ce jusqu’en 1789). Au Moyen-Âge, elle était même ultra protocolaire : le père de l’époux en devenir demandait la main de la dulcinée à ses parents à elle. S’en suivait, alors, un dîner chez la jeune femme, à l’occasion duquel les familles faisaient plus ample connaissance. Puis elle y recevait la - fameuse - bague, symbole de l’engagement du couple.
Un anneau (parfois) offert par ses beaux-parents, si son promis n’avait pas la situation lui permettant de le lui offrir. Celui-ci pouvait être neuf ou de famille. A noter qu’il était, évidemment, formellement déconseillé (interdit) aux jeunes gens de vivre sous le même toit avant le jour-J, qui n’avait lieu - généralement - qu’entre quelques mois et un an et après la demande. Le temps que chacun réfléchisse au poids de cet engagement sur sa vie future. Puis la société a évolué.
Chacun, désormais, est libre d’aimer qui il souhaite et de s’engager avec, indépendamment de toute bénédiction parentale. Et il est même, aujourd’hui, tout à fait possible, pour une femme, de faire sa demande à son/sa partenaire ! Si elles n’ont, par ailleurs, plus rien du caractère obligatoire qui les définissait, les fiançailles n’en demeurent pas moins engageantes. Elles sont simplement un poil plus festives et se célèbrent, maintenant, de mille et une façons. En témoignent les versions glamour véhiculées par les séries télévisées et autres célébrités !
Qu’elles soient intimistes, célébrées en très petit comité avec quelques (très) proches triés sur le volet, ou fêtées en grande pompe, celles-ci n’ont que votre amour pour unique et invariable constante.
Un rituel romantique
Se fiancer c’est, simplement, vouloir apporter une dimension plus solennelle à son couple. Il n’y a pas d’âge requis pour le faire. Et pas non plus de temps minimum/maximum passé ensemble. C’est l’occasion, aussi, de donner un nouveau statut, plus “sérieux”, à sa moitié. De copains, compagnons ou conjoints, vous passez à fiancés et futurs époux. Avec ce que cela sous-entend : le meilleur et le pire, jusqu’à ce que la Mort vous sépare.
C’est pourquoi il faut s’y préparer et profiter de cette période de préparatifs pour échanger profondément avec l’autre. Histoire de s’assurer de bien vous connaître et que, même en cas d’épreuves et de coups durs, vous aurez envie de vous battre l’un pour l’autre. Car plus qu’une tradition remise au goût du jour, les fiançailles sont un rituel invitant à la réflexion, autant qu’à la fête et à la célébration publique de votre amour.
Aussi, si vous êtes sûr de le vouloir et que votre partenaire est sur la même longueur d’ondes, il ne vous reste plus qu’à franchir ce cap en veillant, toutefois, à respecter les croyances et l’éducation de l’autre. Puis à trouver le bijou symbole de votre union à venir (une bague de fiançailles, un bracelet, une montre, des boutons de manchette, etc…), avant d’organiser votre inoubliable demande en mariage.