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Comment chasser la pression sociale des rassemblements festifs pour célébrer dans la joie ?

Aussi vrai que le jugement soit humain, celui-ci est un frein au caractère joyeux de tous les moments de fête. Nombreux sont alors les conviés qui, par peur du regard de l’autre et des questions pénibles qui découlent de certains échanges, se privent de participer aux célébrations auxquelles ils sont invités.

Adobe Stock - photo d'illustration - Par peur du jugement ou par volonté de fuir les remarques pénibles et humiliantes, les célibataires s'empêchent de participer à des événements festifs.

La vie en communauté est loin, bien loin, d’être un long fleuve tranquille. L’humain, animal grégaire par excellence, s’il a besoin de relations sociales saines et de qualité pour vivre heureux tout au long de sa vie – la solitude pouvant tuer, est aussi à l’origine de mécanismes néfastes pour le bien-être de ses pairs, les poussant malgré lui à s’exclure de tout rassemblement heureux. 43 % des célibataires interrogés dans le cadre d’une étude de YouGov pour l’application de rencontre Bumble ont ainsi affirmé avoir déjà fait exprès d’éviter un dîner ou un événement familial pour échapper aux indiscrétions et pics moralisateurs de leurs congénères, souvent gênants pour eux, sur leur vie privée et leur statut social.

Pas de fête, pas de stress... mais de la tristesse ?

“Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir” ; dont acte. Couverts d’opprobre, les victimes de single shaming (humiliation des célibataires, ndlr) pourraient toutefois ne pas être les seuls à s’ostraciser de la sorte. Victimes de grossophobie, de body shaming (humiliation d’une personne par rapport à sa silhouette, son apparence, ndlr) ou de food shaming (fait de critiquer ouvertement les choix alimentaires de son entourage, a fortiori quand il n’entre pas dans les canons de beauté, ndlr), jeunes parents et ceux qui ne le sont pas encore, mères qui allaitent, individus démunis et/ou moins nantis que leurs hôtes, personnes à mobilité réduite ou souffrant d’une maladie/un handicap invisible, etc. auraient aussi tendance à s’éviter le poids que la pression sociale induite par les événements festifs et les échanges de banalités peuvent faire peser sur eux. Et ce, alors même qu’eux aussi auraient pu vouloir être des festivités !

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Ces étiquettes, parfois “faciles” à vivre au quotidien, deviennent alors ponctuellement porteuses d’une profonde mélancolie pouvant, sur le long terme, mener à un sentiment d’insécurité, du mal-être... puis à l’auto-exclusion. Pas fun. Alors oui, le temps des fêtes de fin d’année, comme celui des mariages et des moments de team building, sont des périodes positives, joyeuses et propices aux échanges, où l’on peut vivre et partager des moments mémorables en famille, entre amis et entre collègues. Mais à la condition de réellement être capable de faire preuve de bienveillance.

Un brin d’anticipation et beaucoup de magie

Quand vous participez à un événement

Aussi, sachez- le : "qu’est-ce qui t’anime dans la vie ?” devrait davantage ouvrir le dialogue qu’un : “toujours célibataire ?” ou “à quand le deuxième ?” (alors que le premier ne fait toujours pas les nuits de ses géniteurs ou que le couple fait peut-être face à des difficultés dans son parcours de procréation). Sans pour autant tout scénariser, vous pouvez donc vous préparer mentalement à l’événement en préparant quelques questions et réponses type, humoristiques ou plus fermes selon votre personnalité. Tant que vous gardez en tête que votre valeur et celle d'une personne ne résident pas dans son statut relationnel, son apparence ou son salaire, tout devrait bien se passer.

Quand vous organisez un événement

Tenons-nous-le pour dit : organisateurs de rassemblements festifs ou corporatifs, vous n’êtes pas responsables des éventuelles maladresses, mesquineries et autres vacheries que pourraient se balancer vos convives à la figure. Néanmoins, moyennant un peu de créativité, vous pouvez les aider à passer des moments de franche convivialité, synonymes de joie pour vous aussi. Vous pouvez ainsi privilégier les formes “debout” ou “placement libre” de vos invités pour l'organisation de cocktails, buffets, vins d’honneur et autres repas, par exemple. Chacun pourra alors changer d’interlocuteur à sa guise. Vous pouvez aussi imaginer la distribution de cartes inspirées du jeu de société Taboo à chacun de vos invités : dessus, une liste de mots/phrases à soigneusement éviter de partager à l’assemblée pour garantir la bonne ambiance de la fête.

Tout ça pour dire : “fête” donc ce que bon vous semble (en évitant tout de même les interrogations pénibles et moralisatrices autant que possible). Puis rappelez-vous que vous pouvez compter sur ABC Salles : nos équipes se tiennent à votre entière disposition pour vous aider dans la privatisation de la salle parfaite pour tous vos temps forts, qu’ils soient privés ou professionnels !

Questions fréquemment posées

Comment peut-on rendre les événements festifs plus inclusifs et éviter les situations de malaise pour les invités ?

Pour rendre les événements plus inclusifs, les organisateurs peuvent opter pour des formats de réception plus ouverts, comme des cocktails ou buffets avec placement libre, permettant aux invités de changer d'interlocuteur à leur guise. Proposer des jeux ou activités pour briser la glace et éviter les sujets sensibles est aussi une bonne stratégie. Il est important de se rappeler que la valeur d'une personne ne réside pas dans son statut relationnel, son apparence ou son salaire.

Comment le jugement de l'autre peut-il affecter la participation aux événements festifs ?

Le "single shaming" désigne l'humiliation ou la stigmatisation des personnes célibataires. Cette pratique peut amener les célibataires à éviter les dîners ou les événements familiaux pour échapper aux questions indiscrètes ou aux remarques moralisatrices sur leur vie privée. Outre le single shaming, d'autres formes de stigmatisation comme la grossophobie, le body shaming, le food shaming, ou encore les préjugés envers les jeunes parents, les personnes moins aisées, celles à mobilité réduite ou souffrant de maladies invisibles, peuvent également conduire à l'auto-exclusion des événements festifs. Ces stigmatisations créent une pression sociale qui pèse sur les individus, les rendant mal à l'aise et moins enclins à participer aux festivités. 

FAQ

Suggestions de lieux de réception

Le Lieu Secret
Le Lieu Secret Paris 5ème (75005)
Le Scarlett
Le Scarlett Paris 6ème (75006)
Le Domaine du Ruisseau
Le Domaine du Ruisseau Thurins (69510)

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