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Du devoir au droit : la place de la femme dans le mariage

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Ce 8 mars, ce n’est non pas “la journée de la femme”, mais bien la Journée Internationale des Droits des femmes. Marquée par de très nombreux évènements et manifestations à travers le monde, ces rassemblements sont l’occasion pour nous de faire l’état des lieux de la condition des épouses en France, dont les droits n’ont pas toujours été acquis.

Adobe Stock - photo d'illustration - La journée Internationale des Droits des femmes célèbres les victoires remportées, mais nous donne également l'occasion de revenir sur l'histoire des épouses qui, en France, ne disposaient pas des mêmes droits il y a 60 ans qu'aujourd'hui. 

Des bouquets et des mots doux, pour célébrer le 8 mars ? Non, merci. Cette année, le thème de la Journée Internationale des Droits des femmes est : “l’égalité aujourd’hui, pour un avenir durable”. Un beau message, défini par ONU Femmes. Vous l’aurez compris, cette journée spéciale est, certes, l’occasion de célébrer les victoires et les acquis en matière de droits des femmes mais l’idée est aussi, et surtout, de faire entendre leurs revendications, dans le but d’améliorer et réduire les inégalités entre les sexes.  

Un long chemin semé d’embuches. Une “lutte” - loin d’être terminée -, qui, rappelons-le, remonte aux mouvements féministes du début du XXe siècle, en Europe et aux Etats-Unis, qui réclamaient alors de meilleures conditions de travail, le droit de vote et l’égalité entre les femmes et les hommes, comme le rappelle le site des Nations Unies.  

Aujourd’hui, la femme mariée a exactement les mêmes droits que son mari dans la gestion des biens du ménage et à l’égard des enfants. Mais pour parvenir à cette égalité, le chemin fut long, tortueux, parfois douloureux. Il faut dire que les comportements et les mentalités ne se changent pas en un claquement de doigts. D’où l’importance de revenir sur l’histoire des épouses d’alors et leur long combat pour faire valoir leurs droits. Ne serait-ce que pour mesurer à quel point l’égalité parfaite entre les femmes et les hommes n’était absolument pas acquise.  

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 Ce temps où les femmes mariées étaient bafouées de leurs droits  

Il y a fort longtemps, naissait l’infériorité de la femme mariée… La faute à qui, donc ? A Napoléon ! Promulgué en 1804, le Code civil plaçait la femme mariée sous l’autorité de son époux. Le mari, lui, était doté de ce que l’on appelait la “puissance maritale”. En d'autres termes : il était désigné comme le chef de la famille. Comme l’indique 8mars.info, l’article 213 du code civil était très clair : “le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari.” Une manière de signifier que la femme mariée n’avait pas plus de droit qu’un enfant mineur. Elle ne pouvait donc, sans l’autorisation de son époux, signer un contrat. Et si elle héritait de ses parents, c’est son mari qui gérait ses biens. Il faudra attendre 1938 (soit 134 ans), pour que la femme mariée ne soit plus considérée comme “incapable”, au sens juridique du terme. 

Autre point important : nous savons qu’aujourd’hui les deux époux se jurent fidélité. L’une des obligations du mariage, depuis le Code de 1804. Mais, saviez-vous que jusqu’en 1975, la fidélité du mari n’était pas la même que celle de la femme ? Avant la loi du 11 juillet 1975 : “la femme se rendant coupable du “crime” d’adultère était punie d’une peine d’emprisonnement, alors que son mari n’encourait qu’une peine d’amende et seulement si son adultère avait été commis au domicile conjugal”, détail Historia. Une période assez sombre, donc, durant laquelle il ne faisait pas bon être une femme… et surtout pas une épouse !  

La réforme des régimes matrimoniaux 

C'était il y a à peine plus de 50 ans, mais ce fut une grande avancée pour toutes les femmes mariées : ce jour-là, le 13 juillet 1965, une loi réformait les régimes matrimoniaux en favorisant l'égalité entre l'homme et la femme au sein des couples mariés, comme nous le rappelle Légifrance. Ainsi, cette loi a mis fin à l’incapacité de l'épouse, qui pouvait désormais ouvrir un compte en banque et exercer une profession, sans obtenir l’autorisation de son mari.  

Il faudra toutefois attendre la loi de juin 1970, pour que la notion de chef de famille soit supprimée et que l’égalité des époux face aux responsabilités parentales soit consacrée. Ce sera finalement en 1975 que le divorce par consentement mutuel sera, lui, autorisé. 

L’Amour finit toujours par triompher  

Mais où en sommes-nous, en 2022 ? Heureusement, les choses ont tout de même évolué en France ! Aujourd’hui, les femmes se marient par amour de leur moitié, et non plus sous la contrainte de leur père. Plus question non plus de dépendre financièrement de leurs époux : elles sont libres de disposer de leurs biens comme elles l’entendent, et peuvent mettre fin à une relation à tout moment.   

@albisse I proposed to him on the same day and place we met two years ago. And he said yes!🥰 #proposal #girlpropose #hesaidyes #skarven ♬ Ice Dance (From "Edward Scissorhands") - Ashton Gleckman

La liberté ne s'achète pas, ne se donne pas et ne se livre pas en cadeau, mais elle se prend et s'arrache ! C’est ainsi qu’après de longues années de luttes, le mariage est donc passé d’un devoir à un droit, dont les femmes disposent désormais entièrement. Si bien que certaines n’en font absolument plus un projet de vie, en clamant haut et fort leur souhait de ne pas vouloir s'unir. D’autres, bien décidées à prendre les devants et à casser les codes, se montrent de plus en plus entreprenantes envers les personnes qu’elles aiment et posent, à leur tour, genou à terre pour formuler un vœu de mariage.  

Peu importe le choix final, l’idée demeure la même : les femmes doivent pouvoir être libres et épanouies, qu’elles soient en couples, mariées, divorcées, ou non. 

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